St Cuthbert's Kirkyard / Edimbourg / Ecosse



Édimbourg regorge de beaux cimetières pour mon plus grand plaisir.
En voici un nouveau le St Cuthbert's Kirkyard, rattaché à l'église du même nom. Il semble être une prolongation du Princes Street Gardens et prend place au pied du château.
L'église aurait été fondée par St Cuthbert lui-même au 7e siècle. Le bâtiment actuel date de la fin du 19e siècle.

Le cimetière était à l'origine destiné aux inhumations d'enfants avant d'élargir sa "clientèle" aux adultes. Il s'agrandit ainsi au fil des siècles, excepté quand les travaux d'installation de la ligne de chemin de fer jusqu'à Waverley station l’amputèrent d'une parcelle.

Les plus vielles tombes datent du 16e siècle et les plus récentes de la fin du 19e siécle (voir début 20e) au moment de son arrêt de fonctionnement.

L'atmosphère est y fantastique, avec cette dominance de vert qui semble tâcher comme de l'encre le moindre recoin du cimetière.
Il y a différents types de monuments: des pierres tombales richement sculptées qui sont un délice à observer, des clos ressemblant à des maisons sans toit et des alignements de stèles collées serrées formant des murs qui divisent les lieux. Il y a même des arcades présentes sous la chaussée surplombant le cimetière.

Dans les parties sculptées ont retrouve beaucoup de symboliques datant 17 et 18e siècle: les crânes et les fémurs (la mort), des faux et des pelles croisées (j'ai lu que cela symbolisait les sacristains enterrés là), des anges (l'âme immortelle ayant atteint le paradis), le sablier (le temps qui passe), des torches à l'envers (le deuil) ou bien un compas et une équerre (Franc-maçon).
On retrouve aussi des sortes de scénettes qui représenteraient des passages de la bible.

J'ai beaucoup aimé ce cimetière, notamment en raison des belles sculptures si étonnante mais aussi par son atmosphère bien mystérieuse.
Ce qui m'a fait de la peine par contre c'est de voir que des SDF ont élu domicile ici, installant leurs tentes près des tombes ou carrément à l'intérieur des caveaux. Ils sont tellement exclus de "la vie" qu'ils ne trouvent une place qu'auprès des morts.
Triste constat.

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